Vous n'êtes pas censé connaître cette procédure. Presque personne ne la connaît avant d'y être confronté.
Cette page reprend les six moments où les familles appellent, et renvoie vers la réponse détaillée pour chacun.
Reconnaissez-vous la vôtre ?
« Mon parent ne s'en sort plus »
Courrier non ouvert, factures impayées, comptes à découvert, démarchage téléphonique auquel il ne sait plus dire non. C'est le signal le plus fréquent.
Faire désigner un administrateur →« On me propose d'être administrateur »
Avant d'accepter, il vaut mieux savoir ce que la mission implique : comptes séparés, rapport annuel, autorisations préalables, responsabilité personnelle.
Ce que la mission implique →« Je ne comprends pas le budget »
Pourquoi l'argent de poche est de ce montant, pourquoi telle dépense est refusée, comment demander un achat exceptionnel.
Comment le budget est fixé →« Je veux voir les comptes »
Ce que contient le rapport annuel, qui peut y accéder, et comment saisir le juge de paix quand quelque chose ne va pas.
Rapport annuel et contrôle →« Faut-il vendre la maison ? »
L'entrée en maison de repos, la facture mensuelle, l'autorisation du juge, l'estimation, et l'avis de la personne protégée qui compte vraiment.
Vendre un bien →« Mon parent est décédé »
Les comptes sont bloqués, les frais funéraires arrivent, la mission de l'administrateur s'arrête net. Ce qui se passe ensuite.
Décès et succession →Trois choses qui évitent des semaines de retard
- 01
Le certificat médical n'est pas un certificat ordinaire
Il doit être « circonstancié », rédigé selon un modèle légal, dater de moins de quinze jours, et ne peut pas émaner d'un médecin parent de la personne ni attaché à l'établissement où elle réside. C'est la première cause de blocage des requêtes.
- 02
Rassemblez le patrimoine avant le rendez-vous
Extraits de comptes récents, titre de propriété, montant de la pension, mutuelle, contrats d'assurance, dettes connues, courriers d'huissier. Même incomplet, même en désordre.
- 03
La personne concernée sera entendue
Le juge l'entendra, chez elle ou à l'hôpital. Il vaut mieux qu'elle l'apprenne de vous que d'une convocation. Une démarche présentée comme une protection passe mieux qu'une démarche cachée.
Ce que les familles demandent
Oui. Une requête peut être introduite même si la personne s'y oppose. Le juge l'entend et apprécie : son opposition est un élément important, elle n'est pas un veto.
Non, et c'est le malentendu le plus répandu. La loi impose que la protection soit proportionnée : le juge fixe acte par acte ce qui est assisté, représenté, ou laissé libre. Tout ce qui n'est pas retiré reste acquis.
Le juge tranche dans l'intérêt de la personne protégée. Quand le conflit familial rend une gestion familiale impraticable, il désigne un professionnel extérieur.
Bien sûr. L'administration porte sur les actes juridiques et le patrimoine, pas sur la vie affective ni sur la présence des proches.
Les frais de requête et le certificat médical sont à prévoir. Selon la situation de la personne à protéger, l'aide juridique peut intervenir. Nous le vérifions au premier contact.
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